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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Journée nationale de l’enfant

Honorables sénateurs, j’interviens aujourd’hui pour saluer les enfants canadiens et rappeler que nous célébrerons la Journée nationale de l’enfant ce dimanche 20 novembre.

La Journée nationale de l’enfant souligne l’adoption, le 20 novembre 1989, par les Nations unies de la Convention relative aux droits de l’enfant. À titre de signataire de cette convention, le Canada s’est engagé à veiller à ce que tous les enfants puissent atteindre leur plein potentiel dans le respect de leurs droits.

Malheureusement, alors que nous nous apprêtons à célébrer la Journée nationale de l’enfant, le système de soins de santé pédiatriques est en crise. Les infections respiratoires ont atteint un niveau de crise dans les hôpitaux pédiatriques partout au Canada, entraînant l’annulation de chirurgies et la surcharge des salles d’urgence et forçant les unités de soins intensifs à fonctionner au‑delà de leur capacité. Dans ma province, l’Ontario, les urgences accueillent actuellement trois fois plus d’enfants de 5 à 17 ans affectés par des problèmes respiratoires, comparativement à la moyenne saisonnière. Parallèlement, les pharmacies sont aux prises avec une pénurie de médicaments pour soulager la douleur et la fièvre chez les enfants. Or, cette situation empêche de nombreux parents de soigner leurs enfants à la maison.

Les enfants sont notre avenir. Si nous les blessons, si nous permettons qu’ils soient blessés ou si nous ne réagissons pas à leur douleur, nous nous blessons nous-mêmes. Lors du déjeuner de la Journée nationale de l’enfant, que j’ai co-organisé mardi avec le sénateur Francis, j’ai demandé aux participants de célébrer sincèrement cette occasion. Une célébration sincère signifie un engagement à apporter des changements dont nos enfants ont besoin et à s’attaquer à leurs problèmes. Les dirigeants fédéraux, provinciaux et territoriaux doivent travailler ensemble pour le bien des enfants du Canada, non seulement dans ce dossier, mais dans tous les dossiers. Nos enfants ne devraient jamais servir de monnaie d’échange dans un différend touchant des questions de compétence.

Chers collègues, cette crise n’en est qu’une parmi d’autres qui met en évidence que nous avons besoin d’une stratégie pour les enfants du Canada. Elle n’est pas survenue du jour au lendemain. Les bons dirigeants repèrent et règlent les problèmes bien avant qu’ils ne deviennent critiques. Le meilleur cadeau que nous puissions faire aux enfants à l’occasion de la Journée nationale de l’enfant est de leur donner l’assurance que nous travaillerons ensemble pour leur bâtir un avenir meilleur.

Pour conclure, je tiens à inviter tous mes collègues et tout le personnel à une discussion de groupe qui aura lieu lundi après-midi et que j’ai organisée conjointement avec Santé des enfants Canada; elle portera sur la crise, ses origines et les mesures à prendre. Elle réunira des chefs de file en matière de pédiatrie de partout au pays et sera animée par André Picard, chroniqueur du Globe and Mail. Nous espérons que vous pourrez y assister. Merci, meegwetch.

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